Température incertaine

Un article de Science Officielle.

Nous parlions donc d'une planète minérale :

Des nuages passaient, ce qui était un non sens, puisqu’on ne voyait ni lacs ni rivières.

– Toute l’eau semble se condenser dans l’atmosphère, dit Muscat, ce qui doit tenir à une certaine température du sol…
[…]
Ils se vêtirent donc à leur gré et, bien qu’il fît quelque moins 20°, ils sortirent tous par le sas.
Il ventait, des nuages passaient, mais, entre les rafales, c’était le silence absolu.
– Étrange, dit Muscat… Cette planète est éloignée de son soleil à peu près comme Neptune l’est de notre soleil. Il devrait faire moins…, je ne sais plus…, mais un froid épouvantable. Or, il ne fait guère que moins 20° centigrades…
– Ce qui provient assurément du sol, fit le docteur Béol. Cette planète est réchauffée, intérieurement.
Il s’en rendirent compte, le terrain semblant tiède en certains endroits.

Oui mais non, Mr Limat. Sous une pression permettant à des humains de sortir sans équipement, l'eau n'est pas vaporisée ni expulsée du sol à – 20° C. Ça commence à sentir la copie terminée à la veille de la deadline, cette histoire.

Elle était nue, et lui aussi. Ils mettaient à profit cette nuit de la planète inconnue, cette nuit unique, peut-être leur dernière nuit dans l’univers, pour se donner l’un à l’autre, pour s’abondonner à l’étreinte, pour vivre, malgré la situation insensée, malgré la menace de mort invraisemblable qui couvait sur eux, sur tous les Terriens qui avaient pris place à bord de l’astronef nommé Péril.

C'est clair, une petite brise à – 20°, ça doit dresser les tétons, mieux qu'au Moulin rouge.

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