Opération Surprise
Un article de Science Officielle.
Karl Herbert Scheer et Clark Darlton, traduit de l'Allemand et adapté par Marie-Jo Dubourg
Fleuve Noir Anticipation n°1220 (1983)
| – Un instant, Perry, dit Atlan. Nous allons baptiser cette planète inhospitalière. Je propose que nous l’appelions Surprise car ici nous ne sommes pas à l’abri des surprises.
– D’accord, acquiesca Rhodan. |
Opération Surpise est constitué de deux récits différents qui se rejoignent cependant autour de deux axes thématiques majeurs : la science et Perry Rhodan. Je n’ai pas eu l’honneur de connaître le Stellarque de Sol mais, si la description qui nous en est faite est passée par le même filtre déformant que celui qui a affecté les considérations scientifiques, il peut aussi bien ressembler au clodo à moitié cinglé qui hurle sur les gens à la sortie de la gare de l’Est qu’à un des flics fatigués par l’obésité qui viennent deux fois par semaine l'embarquer dans leur fourgon.
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Aucun expert ne peut m’expliquer clairement pourquoi les robots sont épris de tout ce qui est mécanique. À l’aide du rayon transformateur, les biopsis envoyaient à vitesse luminique des bombes atomiques de 1000 gigatonnes. Dématérialisées pendant le transport, ces bombes étaient rematérialisées par le rayon juste devant l’objectif. La quantité d’énergie suffisait, la plupart du temps, pour provoquer l’effondrement des écrans protecteurs superpuissants des astronefs géants de 1500 mètres de diamètre. Le rayon transformait l’énergie en bombe. – […] Si la biomatière est réellement un produit naturel… alors nous pouvons tous espérer parvenir à un accord avec le protoplasme. La progression des dimensions, jusqu’où allait-elle, en réalité ? Est-ce que toute dimension n’en présupposait pas une autre, supérieure, dans laquelle elle existait, encastrée ? […] On ne pouvait dire qu’il y avait une extrémité, quelque part, et qu’il n’y avait ensuite plus que le néant, un vide non rempli ou encore moins que cela, car même un vide a besoin d’une stabilisation physique. – Mais nous ne sommes pas sur Mecanica, objecta Tschubai en élevant la voix. Il avait proposé de chercher Rhodan et ses compagnons où ils se trouvaient : entre les dimensions. Pour la réalisation de son plan, il avait parlé d’une détente entre les stabilisateurs de dimensions. Berhaan avait souri ironiquement quand le professeur avait expliqué qu’il suffisait de faire exploser une bombe à l’intérieur du grand transmetteur d’Arkonis III. Perry Rhodan, Stellarque de Sol, apparut sur des milliers d’écrans récepteurs.
Perry Rhodan parla aux peuples de la Voie lactée de la race des robots extragalactiques et de leurs nefs composites. Il fit remarquer que les biopsis étaient des êtres-machines semi-organiques, dotés de l’instinct d’apprendre. Il parla des commandants protoplasmiques des nefs composites, de leurs facultés psi et de la théorie des spécialistes selon laquelle la biomatière, sous une telle concentration, pouvait être intelligente. Kule-Tats sourit malicieusement. Un Akonide entra. Venu sur Terre par la liaison Sphinx-Mars du transmetteur. Il voulut tendre à Sentoon les documents sur Frago. Mais d’un regard, Rhodan contraignit le messager à lui remettre les calculs. Le Stellarque se retourna et regarda l’Akonide. Ses yeux limpides troublèrent Fyrn. Au moment même où le transmetteur s’était mis en marche, le cri d’avertissement de Rhodan s’était tu. Instinctivement il avait senti que quelque chose n’allait pas mais son avertissement arriva trop tard. Le transmetteur catapulta l’équivalent énergétique des hommes dans un néant. En dépit de son épuisement, Rhodan était encore d’une lucidité étonnante. Il prit le temps de réfléchir aux rapports qui devaient sans nul doute exister entre les créatures disparues de Mecanica et les biopsis. |
On pourrait trouver que ce portrait souffre d'une certaine complaisance, mais il ne faut rien de moins que la personnalité virile et énergique de Perry Rhodan pour diriger les branquignols puérils qui composent l'équipage des vaisseaux scientifiques et militaires du futur.
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– Cette machine me rappelle quelque chose, Perry ! dit-il. |
