Le passage
Un article de Science Officielle.
Valéry Giscard d'Estaing
Robert Laffont (1994)
Ce livre avait suscité un peu de curiosité à sa sortie, principalement à cause de la publicité faite autour d'un passage érotique supposé autobiographique. À mon avis, ça relève plutôt du fantasme, puisque VGE n'a jamais baisé de sa vie : aucune autre frustration n'expliquerait le gaspillage de temps et d'énergie nécessaire pour accéder au rang de président de la république. D'ailleurs, à choisir, il aurait mieux fait de se mettre au karaté... Enfin, quoi qu'il en soit, mieux vaut démystifier tout de suite : les petits pervers qui attendent des phrases comme le désir me tendait le slip devraient économiser la lecture de cet ennuyeux roman de notable. Je vous livre ici le passage salace. Attention la trique, et soyez efficaces car vous risquez de vous finir sur une scène de repas notarial entre deux chasses au cerf :
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Alors, sans que j'aie eu le sentiment de prendre la moindre décision, je jette mes draps sur le côté, je pose les pieds par terre, je m'approche d'elle, et je lui dis: |
Hmmm, cette emphase, les paragraphes constitués d'une seule phrase, les efforts de vocabulaire, l'insignifiance du tout... Mais, mais... VGE serait un bloggueur-né !
Les observateurs les plus taquins auront noté que l'écriture très scolaire évoque celle de Mazarine Pingeot.
