La geste du chevalier Morris
Un article de Science Officielle.
| – Pourquoi serions-nous, Christel et moi, plus aptes que tout autre à... recevoir les communications des plasmoïdes ? Il se recueille une seconde ou deux. |
D'après Gilles Morris, l’ouverture d’esprit et la totale absence de préjugés qui caractérise les auteurs de science-fiction font des ces artistes des cibles privilégiées pour les prises de contact extra-terrestres. Il était temps qu’un auteur de science-fiction expose cette vérité en toute objectivité. En l’état actuel de nos connaissances, ses préoccupations devant l’iniquité du monde et ses interrogations métaphysiques dignes des meilleurs bloggueurs laissent effectivement penser que Mr Morris se révèlerait utile à des visiteurs extraterrestres, pour peu qu’ils aient mis au point l’astronef qui carbure à la banalité.
| – C’est ignoble, Christel, tu comprends ? La première véritable chance d’établir un contact avec une autre forme de vie, et que tente l’humanité ? Elle cherche le moyen d’en faire une arme. Une arme qui, chaque fois qu’elle touche un être, en détruit deux ! L’homme et le plasmoïde ! Le pied, quoi ! Se servir d’une forme de vie pour forger une arme de mort, il faut vraiment que l’humanité soit tombée bien bas...
Mais ses gadgets lui tiennent lieu de muscles. Comme d’autres boutons, d’autres gadgets tiennent lieu de muscles à d’autres personnages. Au point qu’on en soit venu, sans rire, à pouvoir parler de "guerre par inadvertance". Le côté "Sorry ! Je croyais allumer dans le vestibule et j’ai pressé le mauvais bouton..." J’exagère à peine... quand on veut bien prendre la peine d’y réfléchir un peu ! Est-ce que le cerveau cosmique aura les moyens, à ce moment-là, de faire la différence entre une entreprise scélérate et une juste cause ? Quels sont, d’ailleurs, les critères d’une "juste cause" ? |
