Iérille

Un article de Science Officielle.

La Ralonne, une rousse au corps sculptural, fixait Lex d’un regard étrange, paraissant l’envahir tout entier. Celui-ci admira les cuisses longues, nerveuses, les seins ronds, durs et terminés par des pointes brunes.

Le ventre était inondé d’une toison fauve.
Elle ne semblait connaître que le langage des caresses et allait au-devant des plus secrets désirs. Inutile de les formuler, elle savait d’instinct ce qu’on souhaitait.
Sans être muette, elle ne parlait pas. À son arrivée, elle avait même chanté. Une mélodie douce, un peu envoûtante...
Un seul garde avait conduit les deux Ralons jusqu'à leur appartement. Avant de se séparer, Déraner avait fait remarquer à Lex qu'ils ne venaient pas comme des victimes offertes, ni la femelle comme une courtisane dont on paie les complaisances.
Vrai, en l'entraînant dans sa chambre, le visage de la Ralonne s'était illuminé d'un sourire joyeux. Le garde l'avait présentée sous le nom de Iérille.
Dès que Lex se fut retrouvé seulen sa compagnie, elle était venue se nicher dans ses bras pour lui offrir ses lèvres."Ces créatures ne connaissent que l'amour et combleront tous vos désirs", n'avait cessé de prévenir le gouverneur.
Tout de suite après ce premier baiser, Iérille s'était mise à danser avec des lenteurs et des grâces pleines de provocations. Un spectacle affolant. Lex avait alors voulu la toucher, mais elle s'était dérobée gentiment. Il devait lui laisser toute l'initiative.
Avec un sourire gourmand, elle le déshabilla, puis s'agenouilla devant lui. Elle avait une façon de le masser contre son palais qui dénotait une grande habitude. Pourtant, elle était toute jeune. Vingt ans à peine.
Ensuite, l'entraînant jusqu'au lit, elle fit courir longtemps sa bouche et ses seins de sa poitrine à son ventre et ses cuisses, avant de l'enjamber pour frotter son sexe, moite de désir, contre le sien, follement tendu ; cette lente caresse rendit fou l'agent impérial et subitement, elle pivota pour s'embrocher et demeura immobile. Son corps ne bougeait plus, mais en elle, tout se mit à vivre, à l'aspirer délicieusement, et la jouissance le submergea, délirante, dévastatrice comme une avalanche.


Une fois sèche, elle dévisagea les trois hommes les uns après les autres, avec une sorte d'interrogation muette dans le regard.
– Elle est prête à s'offrir à nous tous, avertit le gouverneur. À nous trois en même temps, rien ne la rebute.
Il avait raison. Iérille les provoqua en commençant pas se caresser les seins en serrant leurs pointes du bout des doigts de façon à les tendre, puis sa main droite glissa le long de sa hanche, rejoignit le ventre pour se perdre dans la toison fauve...
Avec un soupir, elle écarta les cuisses pour se caresser plus aisément. on la sentait heureuse de s'exhiber ; heureuse de l'effet produit sur les hommes car, télépathe, elle sentait leur désir monter.

Voilà, c'est à ça que devraient ressembler les rencontres entre admiratrices moites de désir et auteurs follement tendus dans les conventions de science-fiction, parce qu'il y en a marre des inadaptés analphabètes au visage gras qui comparent leurs collections de figurines Star Wars vintage.

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