Assaut contre Danger 1

Un article de Science Officielle.

Karl Herbert Scheer et Clark Darlton, traduit de l'Allemand par Jeanne-Marie Gaillard-Paquet
Fleuve Noir, saga Perry Rhodan n° 146 (2000)

Et n’oubliez pas de boire du lait chaud, c’est bon pour la santé.


Le 146ème recueil des aventures de Perry Rhodan est structuré en deux parties respectivement intitulées L’enfer de Jellico et Sous la férule énergétique. Chacune est l’occasion de renouer avec l’humour de ce cher Karl Herbert…

– J’aimerais bien savoir pourquoi ils nous ont forcés à nous tasser dans cette minuscule boîte à sardine, grogna-t-il, mécontent.

– Parce que l’huile est un excellent absorbeur de choc, répondit le Pembrokan du tac au tac, dans un grand éclat de rire. Christopher avait toujours eu le sens de l’humour, se dit Harper.

… et de découvrir les indicibles comportements familiaux communs aux mulots-castors et aux Européens des années 60.

– Allez, petit froussard, grogna son père qui avait retruvé tout son allant. Prends l’habitude de faire preuve d’optimisme, s’il te plaît, si tu veux être mon fils. Un mulot-castor ne désespère jamais, même si la situation paraît désespérante. Or, ici, elle ne l’est pas.
– C’est bien à toi de me faire la morale ! Tu pourrais peut-être commencer par toi-même, riposta Jumpy avec une insolence marquée.
L’Emir sentit la moutarde lui monter au nez.
– Si tu ne la boucle pas immédiatement, je raconterai à tout le monde que tu as eu peur.
– Et moi, je dirai à tout le monde que tu as dormi et rêvé de carottes pendant que je plaçais tout seul les bombes à bord du I-13.
L’Emir eut un mouvement brusque. Il lâcha la main de Jumpy qui aussitôt se déporta légèrement.
– J’aimerais bien savoir ce que j’ai fait pour mériter un fils pareil ! gémit-il d’une voix amère. Si ta mère savait ça ! elle serait très triste.
Jumpy regretta aussitôt son insolence. Il se téléporta sur les vingt mètres qui le séparait de son père et lui prit la main.
– Je regrette, Papa. Evidemment, je ne raconterai rien. Tu es vraiment le meilleur père que je puisse avoir.


Dans le monde chatoyant de la SF, il existe une Force qui oblige les auteurs à doter leurs personnages de mentalités très datées, souvent caractéristiques de la décennie qui précède la rédaction de leurs aventures. On appelle cette Force le Génie Visionnaire. Dans le cas des directeurs de publication de Fleuve Noir, qui rééditent Perry Rhodan au début du troisième millénaire, on parle d'hyper-Génie rétro-visionnaire.

C'est vrai, Scheer et Darlton n'ont pas beaucoup contribué à l'évolution des moeurs, mais il faut reconnaître qu'ils traitent la science de manière réellement téméraire.

– […] Nous ne sommes pas en train de plaisanter. La situation est drôlement grave. Si trois personnes, indépendamment les unes des autres, ont des prémonitions pessimistes, il doit y avoir une raison, non ?


Clarke prétendait que l’on interprétait faussement Einstein. Celui-là même dont l’Univers Espace/Temps normal quadridimensionnel portait aujourd’hui le nom, avait élaboré la thèse selon laquelle il était impossible de voler à la vitesse de la lumière. Et Clarke fit observer qu’Einstein n’avait jamais prétendu qu’il était impossible de franchir la vitesse de la lumière.
De même qu’il était impossible de voler très précisément à la vitesse du son, car pour cela, il fallait commencer par franchir le mur du son. Au-delà du mur, on ne rencontrait plus que le silence et on volait sans bruit.

Je ne prétends pas qu’on puisse écrire aussi bien que K.-H. Scheer, mais aucune équation ne prouve qu'il soit impossible de rédiger comme lui.




Quelques citations que ne liront pas les vrais esthètes, préférant les découvrir dans le con texte.

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